| | Les mamans, et si nous parlions de nos accouchements? | |
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| Auteur | Message |
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Rikounette Admin

   Age : 29 Inscrit le : 14 Mar 2007 Messages : 1196 Département et ville : 83 Callian (CARTE)
 | Sujet: Les mamans, et si nous parlions de nos accouchements? Mar 6 Mai - 23:08 | |
| Bon, voilà, je lance ce post après avoir vu sur le chat valilith, xouillou et Sammi en parler, alors ça m'a donné l'idée! Si vous voulez bien!!
Je commence avec mon accouchement que j'ai trouvé bien sympa (oui oui je vous jure!)
D'après les messages de mon blog...
26 septembre 2007
la lune cette coquine: c'est peut-être pour aujourd'hui!!
Ce message rapide pour vous dire que je pars ce matin pour la maternité car il semblerait que bébé soit en route! Cette nuit, je me suis levée toutes les heures pour aller aux toilettes et j'ai eu quelques contractions pas méchantes, j'avais juste l'impression que mes règles allaient arriver. Ce matin, 6h30 je me lève et je sens un liquide chaud me glisser entre les jambes, croyant que je me faisais pipi dessus. Je mets ma main et je me rends compte que c'est plutôt inhabituel. Et ça coule malgré moi... J'en suis persuadée, ça doit être les eaux! Chaud, incolore, inodore et par vagues. Je dis à mon chéri "je ne veux pas t'affoler mais je crois que je viens de perdre les eaux!" Et là, c'est l'effervescence: mon chéri file sur son chantier pour faire le point avec son employé. Pendant ce temps, moi je finis de préparer ma valise et je m'affère à la maison. Et puis, là on part pour la maternité pour contrôler.... Faut dire qu'aujourd'hui c'est le 26 et c'est..........la pleine lune!!!! A suivre......................
03 octobre 2007
L'histoire de mon accouchement
Je fais suite à mon dernier message posté le 26. Avant de partir, je prends le temps d'un petit déjeuner (j'anticipe car je me doute qu'on ne me donnera rien à manger à la maternité et en plus je suis à jeun donc rien dans le ventre depuis la veille, surtout que j'ai tendance à l'hypoglycémie si je ne prend pas mon petit déjeuner après la nuit), puis une bonne douche. Pendant ce temps de temps à autre, le liquide coule et j'ai dû changer ma protection 2 fois. Fabrice est parti sur son chantier pour faire le point avec son ouvrier. Je dois aussi terminer ma valise car il manque des choses! Ben ouais, j'avais pas prévu l'imprévu, il faut bien le dire. Je repasse un peu de linge, je range un peu, je fais la vaisselle, je fais la litière de ma chatte. Et dire qu'aujourd'hui-même je m'étais promise de faire le ménage à fond! Je pense aussi à prendre une photo de mon ventre car ce sera probablement la dernière!
Et puis Fabrice arrive et me trouve derrière mon ordi et ça le fait rire!! Ben oui, fallait que je poste un message d'information sur mon blog comme promis! Chose faite, Fabrice prend sa douche et moi je suis prête.
9h30, nous arrivons à la maternité car de toute façon il fallait y aller, même si dans le fond j'aurais été mieux à la maison. Car à part la perte des eaux, rien de significatif. Mais dès qu'on romp la poche, le bébé n'est plus en milieu stérile et donc il y a risque d'infection donc par précaution, mieux vaut être prise en charge. Je passe par l'accueil pour m'annoncer, je suis très sereine ce qui surprend tout le monde: "bon ben voilà, j'ai perdu les eaux ce matin à 6h30" sans aucune inquiétude comme si j'annonçais que j'allais prendre un train! Nous montons à l'étage, service maternité. Toujours pareil, je m'annonce aussi sereinement, nous patientons en salle d'attente un bon quart d'heure jusqu'à ce qu'une dame arrive en disant "celle qui a rompu?" (nous étions 3 femmes en salle d'attente). Apparemment il y a affluence! Quelle coquine cette lune!
10 h on m'installe pour pouvoir m'ausculter. Le col est dilaté à 1 cm. C'est fou d'avoir perdu les eaux aussi vite avec une si infime dilatation! Peut-être que bébé a percé la poche de son doigt, qui sait??!!! On me prélève du sang pour faire un bilan complet. Rien de plus. On me met le monitoring pour écouter le coeur de bébé et mesurer mes contractions. J'ai quelques contractions, enfin, si minimes que je ne les sens pas mais elle apparaissent sur le tracé. Pendant 2 ou 3 bonnes heures, on doit attendre comme ça. Fabrice est avec moi, ça réconforte. Mon ventre me gène et la position sur le côté n'est pas des plus agréables. Puis on m'envoie marcher pendant une heure (ben ouais ça peut accélérer le travail). Nous faisons les 100 pas dehors, dedans. Le temps est à la grisaille et quelques gouttes tombent, il fait nettement plus frais et j'ai du mettre un pantalon. Faut dire que le matin je suis arrivée en jupe, débardeur... On dirait bien que l'automne est bel est bien arrivé. Encore une influence de la lune? Fabrice se prend un café et mange 2 madeleines, pendant que moi je le regarde avec une grosse dalle! Interdiction de manger et c'est plutôt difficile quand on a très faim. Le petit déjeuner est loin maintenant. Une heure après nous remontons. On quitte la salle "d'auscultation" pour aller dans la salle de dilatation (ben ouais c'est ainsi qu'ils l'appellent!) Re-auscultation et re-monitoring. Rien de bien plus, toujours à 1 mais des contractions que je sens cette fois, pas méchantes. La sage femme décide de m'aider en me mettant un tampon pour essayer de provoquer des contractions plus efficaces. C'est du "propece", à base d'hormones prostaglandines, qui ont, normalement un effet sur le col. C'est pas vraiment un déclenchement mais c'est une aide. Il est vrai que j'ai précisé que je ne voulais pas de déclenchement direct mais un accouchement le plus naturel possible. Parfois il faut un peu aider la nature. Par contre bébé nous fait de la tachychardie (rythme cardiaque qui s'accélère) donc on doit surveiller ça. Espérons qu'il n'y ait pas de souffrance foetale, sans quoi nous devrions vraiment déclencher et ça j'ai pas envie du tout.
Fabrice me laisse vers 15h. Il revient après dans la soirée. Je reste donc seule. Les contractions sont bel et bien là on dirait mais je n'en souffre pas. Un mal de ventre comme celui des règles tout au plus et les contractions sont espacées d'un quart d'heure environ et ne durent pas longtemps (20 ou 30 secondes).. Je gère en respirant bien comme je l'ai appris à mes cours de Yoga (merci Mishka!). Je respire profondément et de manière rapide par le nez, puis j'expire tout doucement et profondément par la bouche. On m'autorise à prendre un repas. Ouf, ça fait du bien même si je n'aurais pas dû tout manger! Je bois beaucoup aussi. Et puis le temps passe au rythme des contractions qui se font de plus en plus intenses et se rapprochent. On m'ausculte à nouveau et ça a un peu bougé, dilatation à 2. Le propece a peut-être aidé mais la sage femme n'en est pas convaincue. Elle me le retire. Et je vais marcher encore une heure. Là c'est pas pareil, je les sens cette fois les contractions mais ça ne m'empêche pas de marcher, une gêne tout au plus., Je profite d'aller dehors car il y a un peu de soleil. Je m'assied donc tranquillement sur un banc et je passe quelques coups de téléphone. Et 45 min plus tard je remonte car je sens que j'ai besoin de m'allonger. Il est 17h30. Fabrice est de retour à 18h. Les contractions se rapprochent encore (toutes les 5 min en moyenne) et le monitoring en indique en joli tracé. Le coeur de bébé bat maintenant normalement, calmement donc il vit bien les contractions. Ouf! Je continue à bien respirer et franchement, les contractions ne me font pas tellement souffrir. Il semblerait que j'arrive bien à les gérer... Mais quand même, elles se rapprochent encore et encore. On me propose de prendre un bain bien chaud (c'est génial ils ont de grandes baignoires et moi j'adore ça!). La sensation de bien-être fait son effet et le soulagement est immédiat. Je m'y endormirait presque! Les contractions sont moins douloureuses sous l'effet analgésique de l'eau chaude. Une barre transersale permet de s'appuyer pour se soulager. J'y reste une bonne heure. J'ai même chaud. Je sors et reprend ma position au monitoring. Par contre, les contractions s'accélèrent, ce qui a pour résultat de me donner la nausée et là, je vomis tout mon repas et plusieurs fois. Me revoilà à nouveau le ventre vide mais bon, là j'ai plus soif que faim. Je suis quand même autorisée à boire. Entre temps, on m'a donné un truc pour me détendre. Fabrice a été exemplaire en m'assistant lors de ces vomissements car j'imagine que ça ne devait pas être évident pour lui de me voir ainsi. 9h30 Fabrice s'en va. Il vaut mieux qu'il aille récupérer un peu parce que la nuit pourrait être longue... Alors il va chez ma mère qui habite à 10 min de la maternité, bien plus pratique puisque nous, nous habitons à une grosse demi-heure. On le rappellera dès que le travail aura vraiment évolué. Me voilà donc seule. Je vais tenter de me reposer. Il le faut malgré ces contractions qui cette fois apparaissent toutes les 2 ou 3 minutes et se font plus longues (environ 40 sec). Je suis fatiguée dans un état un peu second, les heures passent et les contractions évoluent (je sens que ça avance) au rythme de une toutes les minutes et durent quasi une minute chacune. Je somnole un peu (je ne sais pas comment mais j'y arrive comme si j'avais réussi à me déconnecter par la force de l'esprit) et en même temps, je pratique toujours cette même respiration que je fais spontément comme un réflexe sans même m'en rendre compte. 0h30 et le 27 septembre, une sage femme arrive et m'ausculte car à la vue du tracé, il semblerait que les contractions soient celles qu'il faut. Dilatation à 4!! Eh bien, ça a avancé d'un coup et on doit m'emmener en salle d'accouchement! J'y vais en marchant même si c'est un peu difficile. Fabrice est prévenu et il va arriver. Le pauvre il n'aura dormi qu'une heure et demie! C'est déjà ça. Il passe sa tenue de combat (une blouse verte comme un chirurgien et des chaussons) et me rejoint en salle d'accouchement où je suis déjà allongée. Tout le monde s'affaire autour de moi. Hélène la sage femme et Claire l'élève sage femme, l'anesthésiste. Je ne me sens pas trop mal même si les contractions sont belles et bien là, je gère toujours. On me réausculte à peine 20 minutes après la fois précédente: je suis à 7. C'est fou, 3 cm en à peine 20 min alors que normalement c'est 1 cm par heure! Il faut dire que j'ai pris assidument mes granules d'homéopathie et ça a du faire son effet. A ce rythme-là ça devait aller vite logiquement et Fabrice pense que vers 3h bébé sera là.. Ce que j'espère aussi bien sûr car il faut dire que ça devient long et même si ma patience est toujours présence, j'oscille parfois entre découragement et ras le bol, car ces contractions, même si je les supporte plutôt bien, ben au bout d'un moment on aimerait que ça s'arrête car c'est très éprouvant. C'est pas tant la douleur qui m'insupporte quant à moi mais le fait que ça demande une très grande énergie. J'en viens à dire n'importe quoi! "qu'on m'ouvre le ventre et qu'on le sorte"; "et puis zut qu'on me fasse la péridurale"; "mon chéri dis-leur de m'assommer". Et puis revient la maîtrise de soi et on reprend le dessus.. Pour la péridurale que j'ai failli avoir, les résultats de la prise de sang ont montré un grand nombre de globules blancs, ce qui signifie que mon corps s'arme pour lutter contre une infection (la cause en est la perte prématurée des eaux), et du coup je n'aurais pas droit à la péridurale. C'est tant mieux, c'est ce que je souhaitais au départ, alors comme ça le destin a bien fait les choses en faisant que ça se déroule fidèlement à ce que je souhaitais. Car il est évident que je l'aurais regretté. On me propose le "pca" (il me semble) c'est une pompe à base d'un dérivé de morphine pour m'aider et c'est moi qui décide d'appuyer ou pas selon le besoin. Mais on me prévient qu'à la naissance, il faudre surveiller bébé car les bébés peuvent paraître un peu endormis et pas toniques, avec ce produit. Les contractions se font de plus belles mais j'arrive toujours à très bien les gérer, alors je pense que je pourrais me passer du "pca" finalement. Bon, il est là au cas où, ça rassure. C'est plus psychologique qu'autre chose en fait. Je prends toujours mes granules d'homéopathie, Fabrice est toujours là à mes côtés, quoique fatigué et gelé car il fait froid dans la salle d'accouchement. De temps en temps il me pique ma couverture car moi, il faut dire qu'avec l'énergie qu'il faut pour gérer les contractions, je n'ai pas froid. J'ai surtout soif et j'ai juste droit à boire au brumisateur, c'est déjà ça. _________________ Chassez le naturel, il revient toujours au grand galop! Sachez voir votre cheval comme un être à part entière, un noble animal et non un outil à votre service. Il deviendra votre meilleur ami si vous savez le respecter et subvenir à ses besoins plutôt que de servir votre confort personnel. Donnez-lui votre coeur, il vous le rendra au centuple sans jamais rien attendre en retour. Un partenaire pour la vie! http://azurchevalnatur.canalblog.com/ |
|  | | Rikounette Admin

   Age : 29 Inscrit le : 14 Mar 2007 Messages : 1196 Département et ville : 83 Callian (CARTE)
 | Sujet: Re: Les mamans, et si nous parlions de nos accouchements? Mar 6 Mai - 23:08 | |
| SUITE Aucun répis face aux contractions, elles sont là en continu on dirait. L'anesthésiste appuie sur la pompe à morphine, un peu malgré moi. Je ne sens pas une diminution de la douleur des contractions mais plutôt un abrutissement, ça doit être ça l'intérêt je suppose. Par la suite, j'appuie 2 fois de moi-même. Les heures passent et nous voilà au petit matin, vers 5 ou 6h, je n'ai pas vu le temps passer en fait, très concentrée sur ma gestion des contractions. On m'ausculte, le col est à 9 ça avance. Oups, pas facile avec les contractions, mais on y arrive. Un peu plus tard, Claire l'élève me regarde à nouveau et elle annonce que je suis à 10. Alors on va pouvoir commencer, c'est le grand moment. Il doit être 6h30 environ, je ne sais plus. On me met en position et commence le moment de la poussée. Il faut dire que cette envie irrésistible de pousser est insoutenable et quasi immétrisable, c'est plus fort que tout. Quand la contraction arrive, il faut que que je prenne une inspiration brève et que j'expire le plus longuement possible tout en poussant et en fléchissant mon menton sur ma poitrine, en me penchant en avant et en saisissant mes cuisses. Ouh la, c'est hyper physique et je n'en peux plus, je pousse mais je suis épuisée par toutes ces heures. Hélène m'ausculte encore, prise d'un doute. Elle a bien fait car en fait, Claire s'est trompée et je suis toujours à 9 donc le col n'est pas totalement ouvert et bébé ne pourra pas sortir mais surtout je risque une déchirure du col. On arrête tout et on recommence. On me met à nouveau sur le côté calée avec un gros coussin, la jambe pliée un peu surrélevée, pour faciliter la descente du bébé et la dilatation. Un peu après Hélène me regarde à nouveau mais je suis toujours à 9, malgré les contractions! Zut! C'est pénible, ce dernier cm qui se fait tant attendre! Par contre, là c'est moins drôle, si ça bouge pas, on risque la césarienne car ça traîne et ça c'est pas bon pour le bébé! Si dans une heure il n'y a pas d'évolution, va falloir agir... Cette annonce nous tombe comme le ciel au dessus de la tête et Fabrice et moi, nous somme dégoûtés, atterrés.. Mais comment c'est possible? Si près du but, tout ça pour finir comme ça, c'est pas possible. On me met un produit sous perf pour activer le travail, du "sanitol" je crois. Le résultat ne se fait pas attendre, les contractions s'intensifient mais je les gère toujours. Tant mieux. Au départ, on ne devait rien rajouter afin que j'accouche naturellement mais là, c'est la solution de la dernière chance alors on tente le tout pour le tout car tous savent que la césarienne est vraiment le pire qu'il puisse m'arriver et que je la redoute comme la peste; presque autant que l'épisiotomie. Le personnel nous laisse et puis Fabrice me sort une petite carte que sa maman lui a donné, représentant un ange gardien qui dit qu'il est là pour nous aider en toutes circonstances. Et ça ne pouvait pas tomber mieux, j'interprète ça comme un signe. Fabrice et moi, faisant chacun notre petite prière. Nous puisons en nous nos dernières forces pour que ça marche et que ce dernier cm fasse son travail. De longues minutes se passent et le personnel revient. Hélène me réausculte enfin et on m'annonce la grande nouvelle que ça y est, c'est totalement dilaté et effacé et cette fois c'est sûr! J'ai su par la suite que Claire s'en était voulue de s'être trompée mais qu'elle sâche que je ne lui en veux pas car elle a fait de son mieux et l'erreur est humaine. Je me remet en position, il est environ 7h30 et cette fois il faut vraiment y aller. L'envie de pousser est plus puissante que la première fois, signe que c'est bon. 7h45, la phase de la naissance à proprement parler commence, en un mot l'accouchement. Je pousse tout ce que je peux, de toutes mes forces bien qu'après tout ça, il est difficile d'en trouver encore des forces mais il le faut, il est grand temps de le mettre au monde ce bébé. Tout le monde m'encourage. On me dit qu'on voit la tête du bébé! Ouf, ça vient! Mais au moment où il faut tout donner, les forces me lâchent et je ne tiens plus, ce qui fait que bébé remonte dans le bassin! Quelle histoire! Je me demande vraiment à cet instant si on va y arriver et je dis "vous croyez qu'on va y arriver?". On me demande de tout donner, de me fâcher, d'aller puiser en moi toute l'énergie qu'il faut. Facile à dire... Quelques gorgées de brumisateur, 3 secondes de répit, la contraction arrive et on recommence. Je pousse, je pousse du mieux que je peux, toute allaitante, essoufflée comme si j'avais fait un marathon! Mais rien, toujours pas de bébé qui sort, il est proche mais il n'arrive pas à passer. Le passage le plus difficile, les épines du bassin. Bon, on me dit qu'on va m'aider un petit peu car il faut que bébé soit né dans la demi-heure maintenant. Le médecin arrive donc avec un "ustensile" la ventouse qu'il va "coller" sur la tête du bébé pour aider en tirant lorsque moi je pousse. Et c'est parti, cette fois j'arrive à y mettre toutes mes forces, j'ai pu récupérer légèrement. Et puis c'est la dernière ligne droite! La sensation est puissante, je sens mon bébé descendre et j'ai l'impression que tout vient avec, que mon bassin est en train de s'arracher. Etrange sensation mais ça ne fait pas mal contrairement à ce que j'aurais pu penser. Le plus dur est passé: les contractions. Et puis dans un dernier effort, le voilà, mon bébé sort enfin et on me le pose sur le ventre! Il toussote un peu pour dégager ses bronches. Il est tout blanc, enduit du vernix caesoa, la protection qu'ils ont sur la peau qui est comme une sorte de pâte épaisse et grasse. Il a plein de cheveux! A ce moment, je ne réalise pas tout à fait que ce petit être (pas si petit que ça!) sort de mon ventre. Aux dires du personnel, c'est un beau bébé! J'ai hâte de savoir son poids! Et puis là, c'est le silence, le calme dans la salle d'accouchement. Le pédiatre ausculte le bébé dans la pièce d'à côté où on lui fait quelques examens pour s'assurer que tout va bien, par précaution à cause du "pca". Il est rejoint par Fabrice. Aucun problème apparemment, il a l'air en pleine forme, je l'entends qui se met à pleurer très fort, signe que tout va bien! On nous demande son prénom: ce sera Esteban et ça lui va très bien. Au plus je le regarde, au plus je me dis qu'un autre prénom ne lui irait pas aussi bien. Je n'en voyait pas d'autre d'ailleurs et le papa n'en trouvait aucun vraiment à son goût.. Il faut dire qu'il a attendu le lever du soleil pour arriver comme un roi. Et puis Esteban veut dire "couronné" en grec. Et comme un roi il lui fallait bien le soleil pour être accueilli. De plus, chose amusante ou doux hasard: dans la chanson du dessin animé "les mystérieuses cités d'or", le héros s'appelle Esteban et la chanson dit "enfant du soleil"... Pendant ce temps, la sage-femme me retire le placenta: elle tire sur le cordon tout en appuyant sur mon ventre alors que je pousse une dernière fois. Je demande à voir à quoi ça ressemble et je dois dire que c'est impressionnant et encore plus de se dire que tout ceci était dans mon ventre en plus du bébé! Il en va des choses là-dedans. Puis elle m'appuie sur le ventre pour s'assurer qu'il n'y a pas d'hémorragie. Enfin, j'ai droit à quelques points (6) car la sortie du bébé par la ventouse m'a un peu déchirée mais rien de méchant. Alors place à un peu de couture! Et moi qui rétorque "mais c'est jamais donc fini? Moi qui croyait qu'une fois le bébé sorti on était tranquille!" Mais ce ne sont que quelques formalités finalement à côté de tout ce qui a précédé. C'est drôle comme tout s'apaise une fois le bébé né: les contractions se sont envolées et le corps est plongé dans un état de profonde sérénité, tout est calme, plus de douleur, juste un grand apaisement et beaucoup d'émotions, de douceur.
C'est là peut-être à cet instant que je réalise enfin ce qui m'arrive, je suis maman et cette pensée me fait monter une très grande émotion alors que j'entends mon enfant pleurer dans la pièce d'à côté. Fabrice me rejoint et je lis sur son visage une très grande émotion aussi, et je devine quelques larmes dans ses yeux. Je lui dis "oh mais c'est pas des larmes que je vois dans tes yeux mon amour? Tu as pleuré, hein?" Il me dit "oh je suis fatigué, c'est pour ça..." Et là j'éclate de rire en disant "c'est si dur d'admettre qu'on a pleuré?" Ces hommes quand il s'agit de leur faire dire leurs émotions... On nous ramène notre fils. Son papa le garde dans les bras le temps que ma "couture" soit terminée. Je suis comblée de voir cette belle image et il né en moi un sentiment profond d'amour tout nouveau que je ne connaissais pas encore. Un sentiment de maman et ça m'emplit le coeur de bonheur. A cet instant, nous voilà devenus une famille et rien n'est plus beau. Je vois l'homme de ma vie sous un autre angle, celui de papa et ce rôle lui va à merveille. Attendrissant. Il est comblé lui aussi.
[/url] [url=http://photobucket.com/] Ensuite on me dépose enfin Esteban sur la poitrine bien au chaud contre ma peau. Il ne pleure même pas. Il est tout calme, apaisé, serein. Il me regarde d'un oeil. Il voudrait bien ouvrir l'autre mais il est collé par du vernix. Il faut attendre que celui ci soit absorbé par la peau. Ce regard est puissant et je ne l'oublierai jamais. On fait une première tentative de mise au sein mais il n'a pas l'air décidé pour le moment. Quelques minutes après, la puéricultrice le reprend pour aller l'habiller. Le peau à peau lui a fait beaucoup de bien: il est tout rose et tonique.
Bébé est déposé dans son berceau et moi, on m'apporte à manger et à boire. Ouh lala ça fait du bien après toutes ces heures de privation! Je mange un peu mais sans plus, il est vrai que dans le fond je n'ai pas vraiment faim.. Fabrice est parti aussi se restaurer un peu et appeler nos mamans respectives qui doivent se faire un sang d'encre à l'heure qu'il est car elles n'ont pas de nouvelles depuis la veille et ça fait une grosse heure et demi qu'Esteban est né! Alors il est grand temps de porter la bonne nouvelle! Je dois rester encore en salle d'accouchement car il n'y a pas de chambre de libre. La pleine lune serait-elle responsable?? 12h, il me faut aller aux toilettes. Bien entendu je ne peux pas y aller seule, disons que par précaution on m'accompagne. L'avantage de ne pas avoir eu de péridurale c'est qu'on peut marcher après et ça c'est pas négligeable. Bon c'est sûr on a un peu de mal à marcher, entre les points et les gros tiraillements au niveau du périnée et du bassin. En tout cas, je me sens bien et je ne suis même pas fatiguée! Presque à croire que je n'ai pas accouché! 14 heures, on me ramène enfin dans une chambre. Ouf cette salle d'accouchement, je commençais à ne plus pouvoir la supporter! Avant de partir je regarde l'écran où apparaissent le tracé des contractions des accouchements à venir et du travail en cours. Je dis en rigolant, prise entre une sorte de sentiment de compassion pour ces pauvres femmes et un autre sentiment de revanche et de soulagement "ah les pauvres, elles sont en train d'en baver!" On m'emmène en fauteuil roulant bien que je pourrais facilement marcher. Bon, ilfaut se ménager, je viens d'accoucher tout de même! Ma [b][size=12]voisine de chambre est adorable et on sympatise tout de suite. Elle a accouché la veille de son 2ème, un petit garçon du nom de Benjamin.[/size][/b] Et voilà le début d'une belle aventure, je suis heureuse, très heureuse. Je me repose un peu, enfin, très peu car commence le ballet incessant des visites... Les parents de Fabrice puis son frère et sa femme, mes parents. Tout le monde est heureux. Esteban, enfant du soleil c'est notre rayon de soleil à tous!
En repensant à mon accouchement, je me dis qu'il a été plus long que difficile finalement. Les sages-femmes m'ont dit que j'avais très bien géré et qu'elles avaient rarement vu ça, pour ainsi dire jamais, surtout sans péridurale et avec un produit pour déclencher les contractions. Elles m'ont dit aussi que j'avais un seuil de la douleur élevé. Certes, peut-être.... Mais ce dont je suis sûre c'est que tout celà est le résultat d'un énorme travail sur soi, d'une grande volonté aussi et beaucoup de détermination. Car si au départ, on visualise son accouchement d'une certaine façon et qu'on est positif en se disant que tout va bien se passer, eh bien c'est ce qu'il se passe. Sans vouloir trop idéaliser non plus, mais il faut se dire que la pensée est créatrice. Ensuite l'esprit est capable de dominer le corps. Je peux en témoigner puisque pendant les quelques heures avant d'aller en salle d'accouchement, j'arrivais à me reposer, à somnoler tout en pratiquant ma respiration de façon automatique, presque comme un réflexe. Je garde donc un très bon souvenir de mon accouchement. Je voulais remercier tous ceux et celles qui ont contribué à ce qu'il soit ce qu'il a été. Tout d'abord Mishka qui m'a enseigné la respiration et ceci me servira toute ma vie, c'est un acquis. Merci pour toutes les choses que nous avons partagé... Merci à Hélène et Claire, les sages-femmes. Merci pour leur aide et leur soutien. Merci d'avoir respecté mes souhaits et fait en sorte que mon accouchement se déroule le plus fidèlement possible à mes attentes. Merci à l'homme de ma vie qui a été plus qu'un soutien pour moi, il était réellement indispensable je dirai! Merci pour son courage car il faut bien le dire, il m'a épatée et il a été admirable. Merci, bien sûr à Esteban, notre fils. C'est un amour! _________________ Chassez le naturel, il revient toujours au grand galop! Sachez voir votre cheval comme un être à part entière, un noble animal et non un outil à votre service. Il deviendra votre meilleur ami si vous savez le respecter et subvenir à ses besoins plutôt que de servir votre confort personnel. Donnez-lui votre coeur, il vous le rendra au centuple sans jamais rien attendre en retour. Un partenaire pour la vie! http://azurchevalnatur.canalblog.com/ |
|  | | Rikounette Admin

   Age : 29 Inscrit le : 14 Mar 2007 Messages : 1196 Département et ville : 83 Callian (CARTE)
 | Sujet: Re: Les mamans, et si nous parlions de nos accouchements? Mar 6 Mai - 23:27 | |
| Bon, mon récit vous fait un peu de lecture comme ça!!!  _________________ Chassez le naturel, il revient toujours au grand galop! Sachez voir votre cheval comme un être à part entière, un noble animal et non un outil à votre service. Il deviendra votre meilleur ami si vous savez le respecter et subvenir à ses besoins plutôt que de servir votre confort personnel. Donnez-lui votre coeur, il vous le rendra au centuple sans jamais rien attendre en retour. Un partenaire pour la vie! http://azurchevalnatur.canalblog.com/ |
|  | | Sammi

   Age : 42 Inscrit le : 29 Déc 2007 Messages : 817 Département et ville : Bretagne
 | Sujet: Re: Les mamans, et si nous parlions de nos accouchements? Mer 7 Mai - 8:09 | |
| merci beaucoup pour ce recit en voyant les photos il y a quoi de mourir de jalousie! comment peut on rester aussi mince ?! |
|  | | Fanoé

   Age : 27 Inscrit le : 03 Fév 2008 Messages : 435 Département et ville : 83 Callian (CARTE)
 | Sujet: Re: Les mamans, et si nous parlions de nos accouchements? Mer 7 Mai - 10:15 | |
| | ouf ça me rappelle plein de choses merveilleuses, je vous ferai moi aussi un récit de mes 2 accouchement très différents l'un de l'autre quand j'aurai un peu de temps de vant moi pour écrire ça, bien que ce sera un peu résumé tout de même... |
|  | | Valilith Modérateur

   Age : 37 Inscrit le : 22 Sep 2007 Messages : 2095 Département et ville : Fayence (83 Var) (CARTE)
 | Sujet: Re: Les mamans, et si nous parlions de nos accouchements? Mer 7 Mai - 13:37 | |
| | Bouhouhouhou, moi j'ai eu des césariennes... |
|  | | tché

   Age : 37 Inscrit le : 29 Avr 2008 Messages : 40 Département et ville : Saint Cézaire 06
 | Sujet: Re: Les mamans, et si nous parlions de nos accouchements? Jeu 22 Mai - 13:03 | |
| ouah!!! très beau récit rikounette..........j'avais l'impression d'y être....... c'est vraiment une immense joie d'être maman........ en ce qui concerne mon accouchement...ce fut express je n'ai eu aucune contraction pendant le travail ce qui fait que je me suis réveillée le matin avec des contractions toutes les 5 minutes et une envie de pousser royale........je suis partie avec ma maman au plus vite à l'hôpital, arrivé à 9h15 et ma fille est néé à 10h10..........je n'ai rien compris même le papa n'a pas eu le temps d'arriver:lol!: pour un premier enfant personne n'en revenait........... |
|  | | Valilith Modérateur

   Age : 37 Inscrit le : 22 Sep 2007 Messages : 2095 Département et ville : Fayence (83 Var) (CARTE)
 | Sujet: Re: Les mamans, et si nous parlions de nos accouchements? Jeu 22 Mai - 13:08 | |
| | Ouh, il faudra faire gaffe pour le deuxième. Tu risques de ne pas avoir le temps d'aller à l'hopital... |
|  | | tché

   Age : 37 Inscrit le : 29 Avr 2008 Messages : 40 Département et ville : Saint Cézaire 06
 | Sujet: Re: Les mamans, et si nous parlions de nos accouchements? Jeu 22 Mai - 14:12 | |
| | Valilith a écrit: | | Ouh, il faudra faire gaffe pour le deuxième. Tu risques de ne pas avoir le temps d'aller à l'hopital... |
euh.....je n'en ferai pas de deuxième ça je peux te l'affirmer:lol!: j'ai eu une grossesse formidable, un accouchement de rêve, mais des ses 15 jours à ses 6 ans j'ai véçu l'ENFER............ma fille à 12 ans maintenant, elle se débrouille pour beaucoup de chose toute seule et je me verrais mal retourner dans les couches, les bibis et les nuits sans dormirrrrrrrrrrrrrr maintenant:lol!: |
|  | | Pikinette

   Age : 25 Inscrit le : 14 Nov 2007 Messages : 1395 Département et ville : 06 Vallauris (CARTE)
 | Sujet: Re: Les mamans, et si nous parlions de nos accouchements? Jeu 22 Mai - 18:05 | |
| Peut tu expliquer ce que tu entend par "enfer" ?
J'ai 25 ans, et autour de moi tout le monde fait des enfants ... C'est super, c'est sur, mais moi ça me fait flipper au possible 
Si je m'écoutais, je dirais que je ne veux pas d'enfants, peut être que l'envie viendra un jour ? _________________ Je vois souvent dans les yeux d'un cheval, la beauté inhumaine d'un monde avant le passage de l'homme ... |
|  | | Valilith Modérateur

   Age : 37 Inscrit le : 22 Sep 2007 Messages : 2095 Département et ville : Fayence (83 Var) (CARTE)
 | Sujet: Re: Les mamans, et si nous parlions de nos accouchements? Jeu 22 Mai - 21:02 | |
| C'est comme tout le reste, il faut être prêt. Tu sauras quand tu seras prête. |
|  | | Pikinette

   Age : 25 Inscrit le : 14 Nov 2007 Messages : 1395 Département et ville : 06 Vallauris (CARTE)
 | Sujet: Re: Les mamans, et si nous parlions de nos accouchements? Jeu 22 Mai - 21:14 | |
| Ouf ça me rassure, je me disait que j'étais pas normale  _________________ Je vois souvent dans les yeux d'un cheval, la beauté inhumaine d'un monde avant le passage de l'homme ... |
|  | | tché

   Age : 37 Inscrit le : 29 Avr 2008 Messages : 40 Département et ville : Saint Cézaire 06
 | Sujet: Re: Les mamans, et si nous parlions de nos accouchements? Jeu 22 Mai - 22:38 | |
| | Pikinette a écrit: | Ouf ça me rassure, je me disait que j'étais pas normale  |
mais oui tu es normal..........tu n'es pas prête..........mais bon c'est pas parce que l'on ne fait pas d'enfant que l'on est pas normal tout de même.....
alors tu me demande ce qu'est l'enfer.......alors voilà pendant 15 jours après sa naissance j'avais un bébé modèle qui ne faisait que manger et dormir le rêve quoi et puis 15 jours plus tard revirement de situation...............elle pleurait toute la journée ne dormais plus la nuit et même la journée d'ailleurs, l'allaitement devenait de plus en plus compliqué, au bout de 3 mois le médecin m'a dit de stopper car je n'en pouvais plus...............j'ai vraiment fait ce que je pouvais......mais elle continuait à pleurer les pédiatres me disaient tous cela va passer, mais cela ne passait pas, je ne dormais plus, je passais la plupart de mes nuits couché sur la moquette, jusqu'au jour ou je n'en pouvais tellement plus que je l'ai mis entre nous deux pour pouvoir au moins récupérer un peu de sommeil (bonjour la vie du couple...........) et la ce fut une galère elle ne dormait plus que quand elle était dans notre lit...........nous sommes tous rentrés dans une sphère infernale, j'ai perdu 10 kilos en moins de 6 mois, j'étais dans un état lamentable.......bon tout cela parsemé tout de même de bon moment ...........et tout cela pendant environ 5 ans.........quand elle est rentrée dans sa 6ème année les choses commençait tout doucement à rentrer dans l'ordre, et tout cela avec un caractère très dur (les chiens ne font pas des chats ) je me suis remis en question des milliards de fois, je me suis fais aider par des professionnels (psy bon facile pour moi je travaille la dedans) et pour m'entendre dire que tout était de ma faute, pendant des années je n'ai fait que me remettre en question..............voilà pour moi ce fut l'enfer.......
aujourd'hui elle a 12 ans, elle fait ses nuits je ne regrette rien du tout mais voilà la raison pour laquelle je n'en referrai jamais....... |
|  | | Pikinette

   Age : 25 Inscrit le : 14 Nov 2007 Messages : 1395 Département et ville : 06 Vallauris (CARTE)
 | Sujet: Re: Les mamans, et si nous parlions de nos accouchements? Ven 23 Mai - 7:43 | |
| En effet ça doit pas être évident !! _________________ Je vois souvent dans les yeux d'un cheval, la beauté inhumaine d'un monde avant le passage de l'homme ... |
|  | | Fanoé

   Age : 27 Inscrit le : 03 Fév 2008 Messages : 435 Département et ville : 83 Callian (CARTE)
 | Sujet: Re: Les mamans, et si nous parlions de nos accouchements? Ven 23 Mai - 13:19 | |
| oui pas évident, mais bon faut pas dramatiser, moi 'jen ai 2 rapprochées, elles ont 1 an et demi d'écart, je le vis bien, même si j'ai des moments de doutes et de grosse fatigue.
mais les bons moments l'emportent, et quand vraiment je suis à bout, je délègue, j'appelle ma mère au secours
elle vient et me les garde un peu (quand elle le peut), il est aussi arrivé qu'elle passe la nuit à la maison quand j'étais tellement épuisée, que j'en était malade à ne plus tenir debout, mais cette aide me remonte en quelques heures, et ça repart !!!
il ne faut quand même pas oublier que dans la nature profonde de l'homme, une jeune mère est sensée être aidée par toutes les femmes de sa famille, ce qui se fait encore dans de nombreuses tribues ou des pays moins dévelloppés, mais de nos jours, dans notre civilisation "évoluée humm", on fait tout toutes seules, en oubliant qu'on n'est pas des wonder woman !!!! on veut tout mener de front sans aide et ça nous joue des tours .... |
|  | | Sammi

   Age : 42 Inscrit le : 29 Déc 2007 Messages : 817 Département et ville : Bretagne
 | Sujet: Re: Les mamans, et si nous parlions de nos accouchements? Ven 23 Mai - 14:28 | |
| j ai detesté les enfants, des gamins? une corvée arrivée à 30 ans: le declic - je VEUX un bébé! moi à l epoque travaillant pour une entrprise allemande à Moscou, mon mari batissant des villas à St Barth dans l avion, et hopps sous les tropiques. Je me suis donnée 48 heures pour tomber enceinte, 2 jours plus tard et hopps dans l avion 9 mois plus tard: malgré un appartement à Paris 14, aucune clinique / aucun hopital avait la place pour moi et hopps dans le train, à 80 km de Paris, dans une ville paumée, j etais la seule à accoucher ce jour, c etait royale et un gentil monsieur ayant accouché toute la region sur 3 generation est entré dans la salle en me tenant la main il me disait: vs etes une des dernieres femmes que j aiderai à accoucher dans plus de 40 ans de metiers alors je lui a demandé de me faire un cadeau: une fois la tete degagée , je voulais sortir mon bébé il etait etonné mais m a accordé ce cadeau et je l ai fait, j ai posé mon bebe sur mon ventre, j ai coupé le cordon ombilical et je lui a mis au sein c etait la chose la plus naturelle au monde pendant je le faisais, je pensais à ces milliards de femmes, qui donnent la vie dans un champs de riziere, dans une cabane au bois sur le sol et qui se levaient ensuite pour retourner travailler, et moi j avais honte d etre entourée par tout ce monde disponible et toutes ces machines qui brillaient c etait le soir, il faisait beau et doux, mon sage homme (ma sage femme etait un homme, on dit sage homme?) papottait avec mon mari sur les derniers modeles de nicon et canon, pendant moi je tenais mon bébé dans mes bras au bout de 2 heures je me suis levée et j ai pris une douche, deux jours plus tard j etais chez moi la vie à trois venait de commencer, une vie superbe |
|  | | Fanoé

   Age : 27 Inscrit le : 03 Fév 2008 Messages : 435 Département et ville : 83 Callian (CARTE)
 | Sujet: Re: Les mamans, et si nous parlions de nos accouchements? Ven 23 Mai - 15:12 | |
| non on dis un sage femme tout simplement parceque sage= connaissance et femme= femme donc c'est la personne qui a la connaissance de la femme. j'en ai beaucoup discuté avec le "sage femme" qui m'a aidé à mettre fanny au sein (bah oui ils étaient tellement gros et tendus que je ne voyais même pas le mamelon pour y mettre ma petite, je suis une vraie vache), en plus il était charmant ....enfin bon, je trouve ça génial que des hommes osent faire ce métier et l'assument. |
|  | | Aude

   Age : 24 Inscrit le : 08 Avr 2008 Messages : 148 Département et ville : 86 Persac (CARTE)
 | Sujet: Re: Les mamans, et si nous parlions de nos accouchements? Ven 23 Mai - 17:30 | |
| | Pikinette a écrit: | J'ai 25 ans, et autour de moi tout le monde fait des enfants ... C'est super, c'est sur, mais moi ça me fait flipper au possible 
Si je m'écoutais, je dirais que je ne veux pas d'enfants, peut être que l'envie viendra un jour ? |
Je te rassure je suis dans le même cas que toi : toutes mes copines se marrient, ont des enfants... mais moi je suis à mille lieux de tout ça. Après tout on est très bien mon promis et moi tous les deux... J'adore les enfants, mais, pour l'instant, ceux des autres !  |
|  | | Pikinette

   Age : 25 Inscrit le : 14 Nov 2007 Messages : 1395 Département et ville : 06 Vallauris (CARTE)
 | Sujet: Re: Les mamans, et si nous parlions de nos accouchements? Ven 23 Mai - 17:43 | |
| Moi je n'aime pas trop les enfants, sauf ceux de ma famille parce qu'ils sont bien élevés et polis 
Quand je vois certains gamins dans les magasins, je me dit que le respect se perd de nos jours. A la télé aussi, quand on voit super nany et autres, ça ne donne pas trop envie c'est sur !
Je ne me pense pas capable d'avoir un quelconque instinct maternel, encore moins de faire des "gouzi gouzi" ... comme je vois en ce moment parmis mes proches, peut être avec l'age ? _________________ Je vois souvent dans les yeux d'un cheval, la beauté inhumaine d'un monde avant le passage de l'homme ... |
|  | | Fanoé

   Age : 27 Inscrit le : 03 Fév 2008 Messages : 435 Département et ville : 83 Callian (CARTE)
 | Sujet: Re: Les mamans, et si nous parlions de nos accouchements? Ven 23 Mai - 18:25 | |
| [quote="Pikinette"]Moi je n'aime pas trop les enfants, sauf ceux de ma famille parce qu'ils sont bien élevés et polis 8)quote]
 |
|  | | Pikinette

   Age : 25 Inscrit le : 14 Nov 2007 Messages : 1395 Département et ville : 06 Vallauris (CARTE)
 | Sujet: Re: Les mamans, et si nous parlions de nos accouchements? Ven 23 Mai - 20:44 | |
| On est dans un pays de liberté d'expression non ?
La plupart des enfants que je vois autour de moi ne me donne pas envie d'en avoir (entre mes voisins qui crient sur leurs mômes à longueur de journée, les parents complètement gateaux aux enfants pourris-gatés, ...)
Mes parents m'ont enseigné très tôt le respect et la politesse, et je dois dire que je les en remercie. Quand je vois les enfants d'aujourd'hui, je trouve que ça se perd ... _________________ Je vois souvent dans les yeux d'un cheval, la beauté inhumaine d'un monde avant le passage de l'homme ... |
|  | | Fanoé

   Age : 27 Inscrit le : 03 Fév 2008 Messages : 435 Département et ville : 83 Callian (CARTE)
 | Sujet: Re: Les mamans, et si nous parlions de nos accouchements? Sam 24 Mai - 11:06 | |
| ouai sauf que là, tu mets tout le monde dans le même panier...
j'apprend aussi à mes filles à être polies et respectueuses, et je connais beaucoup d'autres parents qui font ça aussi, qui ont des enfants adorables. cela n'existe donc pas seulement dans ta famille.
et pour avoir travaillé dans un magasin pour enfants, j'en ai vu de toute le couleurs bien sûr, mais heureusement, la majorité des enfants m'ont laissé de bons souvenirs, et je suis ravie de les revoir aujourd'hui, pour certains je les connais depuis la grossesse de leur maman.
enfin c'est sûr que si tu réfères à une émission comme "super nanny"...qui est totallement caricaturale...
il est évident que pas mal de parents se sentent débordés, c'est pas facile d'éduquer un enfant, personne n'a dit le contraire, mais de là à voir tous les enfants comme des monstres... |
|  | | Fanoé

   Age : 27 Inscrit le : 03 Fév 2008 Messages : 435 Département et ville : 83 Callian (CARTE)
 | Sujet: Re: Les mamans, et si nous parlions de nos accouchements? Sam 24 Mai - 23:56 | |
| bon pour revenir au sujet....
je vais vous résumer mes 2 accouchements
Noémie, née le 26/12/2004 à 01h03min (prévue le 04/01/2005) il était 7h du matin, le jour de noël soit le 25/12, à l'heure où les enfants ouvrent leurs cadeaux les yeux pétillants ......
mais !
moi j'étais encore au lit, endormie, quand je sens tout à coup un liquide qui coule ....je saute sur mon homme, lui marchant dessus et je cours aux toilettes, vlan !!!! je perd les eaux d'un coup (du moins une partie), ça sent une dôle d'odeur, pas désagréable, j'appelle pascal, lui disant de se lever, ça y est va falloir partir !!!
mais quand même je prend le temps de prendre un petit dèj, mettre encore un ou 2 trucs dans la valise, prendre une bonne douche chaude, j'appelle moman pour la prévenir de notre départ, car c'est sûr on va rester à la maternité vu que je perd vraiment les eaux, comme une fontaine.
je suis étonnament cool, pas de contractions ou plutot des contraction non douloureuses, je sens juste que ça durci.
mais quand même, je dis en partant, de prendre la voiture la plus souple des 2...je commence à sentir sur le route que les contractions serrent de plus en plus, c'est génant, mais ça ne fait pas mal.
on arrive vers 8h30, évidemment on est dimanche...un 25 décembre....la pote de la maternité est fermée, il faut passer par les urgences, je marche comme un canard.
heureusement une sage femme, m'a vu par la fenetre et nous a ouvert, j'ai même pas attendu en salle d'attente....direction la salle d'auscultation, je suis bien en début de travail, la poche est bien rompu, j'en suis à 1cm humm...
on plaisante car les sage femme ont des paillettes dans les cheveux etc...
on me place le catéter, prise de sang, une sage femme vient me voir 2 fois pour controler le travail et me dit que je dois marcher pour aider, car les contractions ne sont pas assez fortes. pff il pleut à verse !! on promène donc dans la maternité, peu de changements jusqu'à 10h où là ça fait mal, les contractions m'empèche de rester debout, je continu quand même jusqu'à midi à alterner marche/repos.
là on m'apporte mon déjeuner (spécial noêl miam)mon homme part se chercher à manger, mais un dimanche de noêl, pas terrible, j'ai partagé avec lui.
ma dilatation était faible, je n'étais qu'à 2 ou 3cm, je commençait à perdre patience...
à 15heure, changement de sage femme, ça ne passe pas du tout, je ne l'apprécie pas, elle est sèche et froide, je me crispe et ne fait que peu de cm dans l'après midi, mon papa a rejoint ma mère en salle d'attente (il est venu de loin, ça me touche), je suis fatiguée, cela fait 3 semaine que je dort à peine car j'ai pas mal de contractions très tendue, mais qui ne font pas mal, mais ça suffisait à me réveiller, sans compter le réveillon... bref vers 15h, je commence à m'énerver un peu, j'en aimarre d'être clouée au lit et cette sage femme vient de me dire que j'accoucherai probablement pas ce jour !!! rhhaaa
je respire du mieu que je peux, ma mère m'aide à me calmer en me caressant le ventre quand je vais la voir.
on me propose la péridurale que je refuse plusieurs fois, mais la sage femme insiste de plus en plus voyant mon état de fatigue...
à 21h je suis à 6,5cm avec des contractions régulières toute les 3min depuis le début d'après midi, en plus noémie gigotte beaucoup et me fait mal, elle s'allonge au maximum en poussant sa tête sur le col, ça fait encore plus mal que les contractions !!!!je la caresse au niveau du dos et lui parle sans cesse pour la détendre elle aussi. là, la sage femme change, ouf, elle est très sympa, le courant passe bien, je fais 1 en 1demi heure, elle reste près de moi, et fini par me convaincre que la péridurale m'aidera, je suis trop fatiguée selon elle, et je sreai épuisée une fois bébé sorti. bon j'accepte cette chose qui m'était inconcevable jusque là, mais j'ai vraiment trop mal et je lutte pour ne pas m'endormir entre chaque contraction.
Pascal n'est pas très doué pour me détendre, mais il fait de son mieu, il en a marre d'attendre.
à 23h30, j'entre en salle d'accouchement, on me pose la péri, ma sage femme est là et me rassure avec pascal, je sui un peu énervée contre moi même de l'avoir accepté mais bon.
15min plus tard tous se détends enfin, je sens mes contractions mais elles ne me font plus mal, je dors un peu, bercée par les battements du coeur de ma fille, la lumière est douce, la musique aussi...ouf ça fait du bien, je reprend des forces.
je fini mes cm manquant rapidemment, la gynéco (qui est devenue la mienne) vient me voir pour controler et se présenter avec ma sage femme, on rigole ensemble, ça fait du bien !! 0h00 passe, zut, noémie ne naitra pas un 25/12, j'y aurai cru...
pas loin de 2 heures, je sent quand quelque chose change, mon coeur bat la chamade, je suis heureuse, excitée, ça y est !! elle arrive !! pascal bipe la SF, elle arrive, regarde le col, me pose la sonde urinaire, positionne son matériel, moi j'ai une envie folle et incontrolable de pousser, elle doit se presser !!! je sent la petite qui descend !!!
elle se place juste au moment ou la tête commence à sortir, elle me propose de toucher le haut du crane de ma fille, oh c'est tout mou !!
là je pousse au fil des contractions 2 ou 3fois, une dernière grosse poussée, je vois la sage femme très concentrée, elle me demande de donner tous ce que j'ai (je comprendrai pourquoi plus tard) elle me fait vite une épisio!!! puis elle me dit d'arreter, je sens la petite passer, ouf elle a des épaules large, je dis un petit aïe, la sage me dit que je chipotte en rogolant, que j'ai rien senti !
là elle demande à pascal de couper le cordon, le pauvre je lui ai broyé la main, il m'a bien aidé à respirer, il est heureux !!
hop la SF, pose noémie sur moi, elle est si belle !! toute rose !!
la SF nous dit alors que pascal n'aurai normallment pas pu couper le cordon, la petite avait tellement gigoté qu'elle s'était enroulé le cordon autout du cou en 2 tours !! c'est rare selon elle, mais elle n'en a rien laissé paraitre, je la remercie de cette délicatesse. en plus le placenta est sorti de suite après bébé, je ne m'en suis même pas aperçu...
ma fille me regarde, un regard profond, elle m'impregne dans sa mémoire, on se découvre, c'est magique !
puis, la puéricultrice prend noémie pour les soins, moi je reste seule quelques minute, papa, est parti avec sa fille.
enfin ils reviennent, je peux la mettre au sein, humm c'est difficile..l'accouchement a été long, noémie est très fatiguée et n'a pas la force de téter, on insiste, elle prend 2 gouttes de colostrum puis s'endort sur moi, on reste comme ça tous les 3, 2 heures en peau à peau.
ça y est !! on est parents !!!! pffiou, désolé, je me rend compte que j'ai fait un roman, je me suis laissée emporté par le fil de ma mémoire, de ce jour merveilleux ! la suite au prochain épisade avec la naissance de Fanny !! |
|  | | Eric

   Age : 61 Inscrit le : 01 Jan 2008 Messages : 676 Département et ville : 83 Sillans la cascade (CARTE)
 | Sujet: Re: Les mamans, et si nous parlions de nos accouchements? Dim 25 Mai - 22:12 | |
| Il me semble que c'est le jour : bonne fête à toute les mamans !
Et les hommes alors ; ils n'ont pas le droit de parler de l'accouchement de leur chère et tendre ?
Alors pour ma première fille, en juillet 1970, c'était à Lorient en Bretagne. Ma femme était super bronzée car il avait fait vraiment très beau pendant plusieurs semaines. A l'époque on commençait à peine à faire des préparations à l'accouchement, l'écchographie n'existait pas ni la péridurale ! En fin d'après midi ma femme commence à avoir des contractions, direction la maison pour prendre la "valise"et hop vers la clinique, sage femme quelconque et gynéco près de la retraite ! Je lui demande s'il est possible d'assister à l'accouhement : si vous aviez vu sa tête !!! Je me demande si on lui avait déjà demandé celà ! Donc refus catégorique ! Vers 22h, on m'a gentiment dit de quitter les lieux, ma femme commençait à beaucoup souffrir et aucune indication sur une heure éventuelle de l'accouchement ! On me dit de revenir vers 8h30 le lendemain. J'avais 23 ans et je peux vous dire que je n'ai pas dormi beaucoup. A 8h30 pile me voici devant la chambre, personne! Ma femme est en salle de travail, c'est tout ce qu'on me dit ! Finalement, à 10h15, je suis papa d'une belle petite fille de 3k5, je n'ai eu le droit de les voir que vers 11h, Je vois au visage décomposée de ma femme qu'elle a beaucoup souffert.
10 ans plus tard, les choses ont changé pour la naissance de mon premier fils. Nous savions que ce serait un garçon, ma femme était bien mieux préparée et n' a pas dit non à la péridurale. Cela se passait à Hyères dans le Var. Ma femme m'appelle à mon travail vers 13 h, elle croit que c'est le moment, j'arrive en vitesse ( je suis à 10mn ). Elle perd les eaux. A 13h30 nous sommes à la clinique, prise en charge immédiate par une sage femme désagréable au possible : c'est notre chance ! J'assiste à l'accouchement ; je m'occupe du masque à oxygéne ! Mon fils né vers 16h, 3.2kg ! J'avoue que même si on sait comment ça se passe, j' ai été très impressionné et ému. La sage femme s'est excusée par la suite car elle devait faire face a d'énormesproblèmesextra professionnels.
17 ans plus tard, avec ma 2emme femme, c'est une fille que nous attendons. Nous habitions à Marseille assez loin de la clinique choisie. Depuis le début de l'après midi, ma femme a des petites contractions. Avec ma grande expérience (löl) je reste zen et nous nous couchont vers 22h30 : persuadé que ce serait pour le lendemain ! A 23h ma femme pense qu'il faut partrir car les contractions se rapprochent. Alors la je prend mon temps:douche,rasage etc. Nous traversons Marseille endormi, l'accueil a la maternité est super. La sage femme épatante, le gynéco de ville qui suis ma femme arrive, très sympa, péridurale car tout s'accélère. L'accouchement se passe super bien, dans une lumière tamisée avec petite musique ! Tout se passe dans le calme et la sérénité : Allison pèse ses 3.8kg ! C'est "mon" meilleur accouchement ; j'en garde un souvenir merveilleux !
3 ans plus tard, ne vous affolez pas ce sera le dernier, naitra Guillaume à l'hopital de Draguignan encore en pleine nuit. Ma femme souffre beaucoup et l'anesthesiste est aux urgence sur un accidenté, péridurale plutot tardive qui n' a pas trop le temps de faire son effet. Guillaume est un costaud de 4.2kg et 55 cm!!! Ils n'avait pas de couches assez grandes dans le service et ont du aller en chercher en pédiatrie! Pas étonnant que ma femme est un peu souffert!
Voilà: 4 enfants, c'est pas mal mais je m'arrête là car je suis aussi grand père ! Merci à toutes les mamans qui nous apportent le bonheur d'être père ! |
|  | | katymimi

   Age : 42 Inscrit le : 11 Fév 2008 Messages : 357 Département et ville : 03 allier
 | Sujet: Re: Les mamans, et si nous parlions de nos accouchements? Lun 26 Mai - 15:47 | |
| c'est beau toutes ces histoires. vive les bébés. j'ai une fille de bientôt 17 ans. je n'en ai pas voulu d'autre, elle a toujours été tellement géniale que j'étais sur qu'il était impossible que j'en ai 2 comme ça. j'ai eu une grossesse formidable, jamais malade, envie de rire tout le temps. trés rapidement mon gynéco m'a dit que j'aurais le droit à une césarienne. mon bassin était trop étroit. et mon petit bout ne s'est jamais retrouné. la césarienne était prévu pour le 17 juillet 1991. j'avais une visite de contrôl le 12 juillet, un vendredi aprés midi. On m'a mis sous monitoring, j'avais des contractions toutes les 5 mn que je ne sentais pas. alors le gynéco m'a annocé l'opération pour le lendemain 14H. il m'a demandé de rester à la clinique pour ne prendre aucun risque. à 13h45 le lendemain, on est venu me chercher, on m'a mis en sale d'op. on n'a préparé la péridurale, et à 3h le gynéco arrive, commence, pond 2,3 plaisanterie, et à 15.25 il a au bout de ses mains, pendu tête en bas, mon petit bouchon d' |
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